D’où François Bégaudeau serait sexiste alors qu’il est féministe?

Le mec le dit, le clame, l’affirme: il est féministe. Et nous, féminazis hystériques que nous sommes, on est là « nan, zou, au bûcher », tout ça pour un pauv’ commentaire sur son skyblog. Jamais contentes.

D’où je suis crédible avec mon petit féminisme dogmatique médiocre quand Zemmour fait montre d’une telle expertise?

ERIC EST DANS LA PLAAAACE pour nous donner une bonne leçon de féminisme, parce que t’sais quoi ? Y’en a MARRE des féministes qui racontent des sottises, Eric il va nous apprendre notre taf et puis au passage nous donner une grosse leçon d’humilité aussi parce qu’il a dit plein de trucs que perso je savais trop pas.

D’où il est préférable qu’on arrête de chialer par souci de préservation de la libido masculine?

Quand il suffit que trois mecs et demi sniffent des bocaux plein de larmes pour qu’un médecin se sente assez décontracté de la teub pour annoncer à la télé que «Les femmes doivent éviter de pleurer sinon cela altère la libido des hommes»… Mais… Je… PARDON?!

D’où, « meilleure réalisation: Polanski »?

Donc c’est un violeur et pédocriminel (reconnu coupable, pour celleux qui ont encore un peu de mal à juste croire les femmes), accusé par douze femmes de viol et agression sexuelle, reçoit un César. Y’a moyen de nous dire à toutes d’aller juste nous faire foutre plus clairement?

D’où la condamnation de Weinstein, c’est le triomphe de #MeToo?

Vous avez probablement vu comme moi passer la victoire, le triomphe, la consécration pour #MeToo : la condamnation de Harvey Weinstein. Mais d’où? Je n’arrive pas à me réjouir d’une décision de justice qui devrait juste tomber sous le sens.

D’où la RTBF titre « Procès Weinstein : victimes d’un pervers sexuel ou opportunistes consentantes »?

Euh la RTBF… Faut qu’on cause. C’est quoi ce titre? « Procès Weinstein : victimes d’un pervers sexuel ou opportunistes consentantes? » Ça va, on est bien détendu de la nouille à c’que j’vois. Déso de te déranger dans ton questionnement binaire hein, mais… la violence de cette question.